Un accident de circulation à l’étranger peut bouleverser un voyage, qu’il s’agisse de vacances, d’un déplacement professionnel ou d’une visite familiale. Lorsqu’un sinistre survient hors de France, les démarches sont souvent compliquées : langue différente, absence d’informations claires, procédures locales parfois opaques, documents difficiles à obtenir, voire impossibilité de comprendre son propre statut de victime. Pourtant, le droit français offre plusieurs mécanismes permettant aux victimes d’être indemnisées, sous certaines conditions.
En premier lieu, il est essentiel de comprendre que la loi Badinter du 5 juillet 1985 ne s’applique qu’aux accidents survenus en France. À l’étranger, ce cadre protecteur disparaît et d’autres règles doivent être mobilisées. Selon la situation, vous pourrez engager une procédure auprès de l’assureur du véhicule responsable, saisir le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO), ou dans certains cas invoquer les dispositions protectrices du Code de procédure pénale, notamment si une infraction au sens du droit français est caractérisée.
Dans les pays membres de l’Union européenne, le système d’indemnisation est encadré par des directives harmonisées, mais les montants et les règles peuvent varier considérablement d’un État à l’autre. Hors Union européenne, les écarts sont parfois encore plus importants : assurance obligatoire différente, limitation d’indemnisation, absence de prise en charge de certains préjudices, ou encore délais de traitement très longs.
Les victimes d’accidents graves — fractures complexes, traumatismes crâniens, atteintes neurologiques, amputation, paraplégie, tétraplégie, séquelles psychologiques — doivent être particulièrement vigilantes. Les indemnités proposées par certains pays peuvent être très faibles, parfois sans commune mesure avec les dommages réellement subis. C’est pourquoi il est essentiel d’examiner la possibilité d’une indemnisation en France, souvent plus complète et mieux adaptée à la situation des victimes.
Le Cabinet Touboul Avocats vous accompagne à chaque étape : analyse du contexte de l’accident, récupération et traduction des documents étrangers (procès-verbaux, plaintes, expertises), échanges avec les assureurs, saisine du FGAO si nécessaire, organisation de l’expertise médicale, chiffrage précis de vos préjudices et défense de vos droits. Grâce à une connaissance pointue du droit international et de l’indemnisation des victimes, nous vous aidons à obtenir une réparation juste, même lorsque l’accident s’est produit hors du territoire français.